Pratique
17/07/2026
Environnement Transports, mobilité, voirie

Travailler avec... l'Association des véloroutes et voies vertes

La structure promeut les mobilités décarbonées au nom de la transition écologique. Elle propose cartes, outils et diagnostics aux collectivités.

 

Missions

Créée en 1997, l’Association française pour le développement des véloroutes et voies vertes (AF3V) représente les usagers de ces itinéraires (elle regroupe environ un millier d’adhérents). Elle poursuit trois objectifs : représenter et défendre les usagers auprès des pouvoirs publics, développer le réseau et mieux le faire connaître.

Reliant villes et villages via des itinéraires en site propre ou des petites routes peu circulées, les voies vertes et véloroutes favorisent le tourisme et les loisirs, ainsi que la mobilité du quotidien. Elles sont devenues, avec l’essor du vélo, un véritable levier économique local pour tous les territoires.
 

Organisation

L’association est pilotée par un conseil d’administration élu par l’assemblée générale ordinaire pour un an. Le conseil choisit parmi ses membres un bureau composé au minimum d’un président, d’un secrétaire et d’un trésorier. Au niveau local, l’AF3V s’appuie sur un réseau d’une centaine de délégués régionaux, départementaux et locaux, répartis sur l’ensemble du territoire.

Aux côtés des délégués, de nombreux contributeurs bénévoles participent aux relevés de terrain mais aussi à la saisie et à la mise à jour des fiches descriptives des voies vertes favorisant ainsi l’actualisation régulière de la carte du réseau. Ses ressources proviennent des cotisations des adhérents, dons, partenariat avec l’Institut national géographique et forestière (IGN), soutien du ministère de la Transition écologique et mécénats.      
 

Actions

L’AF3V milite pour le développement d’un maillage dense et continu de véloroutes et voies vertes sur le territoire afin que ces infrastructures ne restent pas cantonnées aux loisirs. En ce sens, l’association contribue à améliorer la continuité des itinéraires, la signalétique, l’information et la sécurité ainsi que les aménagements (aires de repos, zones ombragées).

Elle met à disposition une carte interactive et participative recensant 60 000 km d’itinéraires, dont 15 000 à 20 000 km voies vertes. Elle collecte et qualifie des données (revêtement, sécurité, type de voie) utilisées notamment par l’IGN. Elle propose aussi des diagnostics d’itinéraires aux collectivités (lire ci-dessous).

L’association organise des événements (fête des voies vertes, festivals, ateliers pratiques) pour faire découvrir les itinéraires, encourager la pratique du vélo et promouvoir un tourisme local et bas carbone. Le 22 septembre, son colloque annuel organisé à Toulouse sera dédié à la requalification des emprises ferroviaires pour les transformer en voies vertes. 
 

ViaRhôna : 815 km de diagnostic !
Depuis 2024, l’Association française pour le développement des véloroutes et voies vertes (AF3V) réalise des diagnostics. Un service qui répond à une demande exponentielle d’état des lieux, notamment de la part des collectivités. L’équipe formée au diagnostic – «les sillonneurs » – repère et documente chaque point d’importance sur un outil dédié.
L’état des lieux comprend les données brutes (tracé GPX, photos…) et une synthèse avec des préconisations. C’est dans ce cadre que l’AF3V a répondu à un appel à projets de la région Auvergne-Rhône-Alpes afin d’établir le diagnostic des 815 km de la ViaRhôna (www.viarhona.com), reliant Genève à Port-Saint-Louis-du-Rhône (13).
Les questions du jalonnement, de la signalétique, des aires de repos et de l’accessibilité ont été étudiées pour décrire l’état de l’infrastructure et délivrer des recommandations de sécurisation. Fin mars, les usagers étaient invités à tester la proposition de tracé de l’AF3V pour le maillon manquant entre Lyon et Givors. Une section qui pourrait être mise en service en 2030.

 

Christelle Cubaud, présidente de l’AF3V
« Sur le plan institutionnel, l’association participe aux concertations, siège dans des comités d’itinéraires et contribue à l’élaboration de recommandations techniques. Elle réalise des diagnostics d’infrastructures en collectant des données, et met à disposition une cartographie des itinéraires.
Elle conseille aussi les collectivités dans leurs projets d’aménagement de voies qui sont des leviers de développement touristique et économique. Nous invitons chaque collectivité à intégrer ces enjeux dans leurs plans de mobilité, en créant des boucles locales pour retenir les visiteurs, notamment. »

 

Par Caroline Reinhart
n°446 - JUIN 2026