« En un an, une trentaine d’animations ont eu lieu », se réjouit celui qui a été élu maire de la commune nouvelle en mars 2026. Des concerts, des soirées musicales ou théâtrales, des conférences, des «soirées foot » sur grand écran, des dégustations d’huîtres en janvier y sont notamment organisés.
Dans ce lieu polyvalent, des jeux de société sont à la disposition des clients. Des sessions de pratique informatique et numérique y sont proposées. Et, pendant les canicules, le café climatisé fait office de salle de rafraîchissement.
Le café associatif s’étend sur 100 m2 : la pièce principale occupe 60 m2 et la salle informatique 40 m2 ; à cela s’ajoute une cuisine destinée à de la petite restauration. Le «PaNa’Café » est géré par une équipe de bénévoles recrutés par l’association «Cœur village », laquelle a été créée par une habitante volontaire dès le départ. «Cœur village » emploie 8 bénévoles qui organisent leur planning ; ils sont chargés du service, de l’achat des fournitures, de la confection de la petite restauration – pour laquelle deux d’entre eux ont suivi une formation à l’hygiène alimentaire.
Ouvert les mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche matin, le café dispose d’une licence III permettant de servir vin et bière, mais pas d’alcools forts. Initialement, l’équipe municipale précédente souhaitait ouvrir un pôle culturel. Objectif : proposer un lieu fédérateur pour les habitants après la fusion des deux communes. Un besoin d’autant plus impérieux que, dans ce territoire situé dans l’Ain et à la frontière avec la Savoie, 19 hameaux coexistent.
Entre 2020 et 2026, le projet de pôle culturel s’est mué en café associatif, les élus estimant qu’il s’agissait là d’un lieu plus vivant et plus convivial. Un choix validé par les habitants lors d’un sondage en 2022. Le sous-préfet de l’Ain a alors conseillé à Michel Faquin, à l’époque adjoint à la culture et à l’urbanisme, de candidater au programme «Villages d’avenir » lancé par l’État.
La commune a été lauréate et a donc pu bénéficier d’une aide à l’ingénierie et de diverses subventions (lire ci-dessous). Étape suivante, en 2020, l’appel d’offres pour sélectionner l’architecte a été rédigé par les élus avec le concours de l’agence départementale d’ingénierie de l’Ain (ADIA). « Ensuite, sur les conseils du chef de projet de la préfecture, nous avons contacté l’association “1 000 cafés” [lire notre article] qui facilite l’installation de commerces dans les villages qui en sont totalement dépourvus », relate Michel Faquin.
« 1 000 cafés » a aidé la commune à prévoir le mobilier nécessaire, l’organisation, le modèle associatif basé sur le bénévolat, la gestion du lieu, l’obtention de la licence III… «Le lieu s’adresse à toutes les couches de la population », commente Michel Faquin. Seule population relativement absente : les jeunes. Un bénévole membre de «Cœur village » va tenter de les attirer. C’est le chantier prioritaire du «PaNa’Café » aujourd’hui.